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oici que le classement change, nous voici revenus au rythme des années légales et nous allons couvrir plusieurs années, de
fin-1993 à 1999.. C’est en formation professionnelle que j’entre en cette fin 93, en vue d’un Brevet de Maitrise Audio
spécialisation Studio, diplôme reconnu par la Chambre des Métiers de Paris.. Cette fois-ci, plus de déconnade c’est du sérieux
et en plus dans un domaine qui me passionne : les techniques du son et de la musique et des sessions d’enregistrement et
de mixage avec des artistes, principalement des groupes de jazz et de rock..
Toutefois, même mon grand intérêt pour ces cours ne m’a pas empêché de gribouiller dans les marges de mes feuilles de notes,
sous le regard parfois amusé de notre bien-aimé professeur de théorie... J’ai même débordé des seules marges pour venir
empiéter sur les schémas de théorie électrique et acoustique.......
Au m me moment, débute une aventure amoureuse qui durera deux ans avant de se terminer en nœud de boudin après l’été 1995,
agrémenté d’un bon jet de vaisselle (verbale) à la figure.. évidemment, le geste était démesuré et rien ne le justifiait, si
ce n’était de l’agacement accumulé au fil du temps et de nos incompatibilités.. Une excellente leçon que j’ai très bien
retenue !! D’où le “We two are one” inspirée du “We too are one” de Eurythmics . Mais en réalité, ce dessin n’avait
jamais dépassé le stade de l’ébauche, chaque lettre n’étant crayonnée qu’une seule fois et ce n’est qu’au moment de commencer
mon travail de publication de mes dessins, début 2003, que j’ai repris cette ébauche et que je l’ai terminée sur l’ordinateur..
D’un point de vue strictement sentimental, cette phrase est pour moi et depuis longtemps dégagée de toute appartenance..
Durant cette année scolaire, je prépare consciencieusement mon incorporation prochaine sous les drapeaux, pour effectuer ce
qui de nos jours n’existe plus : le service militaire, officiellement appelé Service National.. Pour échapper au lot
quotidien de ceux qui n’avaient pas d’autre chance que de se retrouver à crapahuter dans la gadoue toute les journées loin de
chez eux, je me suis donc inscrit à une préparation militaire “Air”, comme il existait la “Terre” et la “Mer”. En fait, une
pré-orientation dans un corps d’armée choisi.. Pour moi, sans l’ombre d’un doute, c’était l’Armée de l’Air que j’avais choisi
depuis déjà plusieurs années..... En plus, le plus près de chez moi était à cette époque la base de Villacoublay, la BA107..
Donc, je me suis tout logiquement inscrit là pour ma préparation..
Début 1994, je vais avoir un stage de vidéo avec un réalisateur indépendant, photographe, vidéaste professionnel et ancien
militaire.. Le monde est parfois petit... La coïncidence aura son importance l’année suivante..
C’est donc tout normalement qu’en Septembre 1994 l’armée m’appelle à la rejoindre, après seulement dix jours de classes assez
tranquilles sur la base aérienne d’Orléans, je suis affecté près de chez moi, à Villacoublay.. Comme quoi, la préparation
militaire de l’année précédente n’avait pas servi à rien !! Chose intrigante : je suis affecté directement au
service photo, comme j’avais osé le demander.. Et durant tout mon service j’ai eu droit à un apprentissage du métier dans les
règles de l’art.. Du coup, pour l’apprentissage, pour le grade et pour la solde, j’ai postulé volontaire pour effectuer quatre
mois supplémentaires, qui m’amenaient tout pile au début de ma formation d’infographie qui démarrait en Octobre 1995.. Avec le
recul, je me souviens de ce stage chez cet ancien militaire........ Je ne sous-entends rien, je n’ai jamais eu quelconque
confirmation de quoi que ce soit...
Débute donc ma formation d’infographiste, spécialisée animation 3D. Pour commencer, nous avons étudié, en guise de tronc
commun avec d’autres formations, les techniques et les théories de la vidéo, de la prise de vue et du montage
cinématographique.. Très instructif d’apprendre comment un film est monté, en fonction de ce que l’auteur et le réalisateur
veulent faire passer comme messages ou comme émotions. Le choix des cadrages, des plans, des enchainements, de la musique....
De Hitchcock à Spielberg en passant par bien d’autres avant et après, nous avons vu un panel sympathique de différentes
techniques, de différents styles...
En cette fin 1995, c’est un flirt qui s’engage, mais surtout “re-”une histoire longue distance, comme j’avais eu début 1990
mais en plus éloignée encore... Elle s’arrêtera comme un feu s’éteint, faute de combustible.. Puis arrivent les célèbres
grèves de Décembre 1995.. Période horripilante et parfois tragique pour tous ceux qui en ont souffert, mais curieusement bénie
pour moi.. J’ai rencontré un petit Soleil venu d’outre-Atlantique passer quinze jours à Paris chez mon oncle et ma tante, chez
qui justement j’étais hébergé pour pouvoir aller à mes cours non loin de là.... Nous sommes ensuite restés amis mains nous ne
nous sommes revus qu’une seule fois, fin 1996.. J’ignore si nous nous reverrons à nouveau un jour, mais ce qui est sûr c’est
que jamais je n’oublierai son visage souligné par un regard lumineux, une voix sachant alterner force et douceur, sa sincérité
et sa joie de vivre toute deux teintées de naïveté. Depuis plusieurs années, je pensais au Canada pour peut-être un jour m’y
établir et voilà qu’il m’envoie une représentante particulièrement remarquable, c’est du moins ce que mes yeux et mon cœur
m’ont dit..... Ce qui m’a le plus touché en elle, c’est qu’elle est une artiste, passionnée comme moi par la musique et le
chant, dont elle fait progressivement son métier....
Autre rencontre d’importance, aux premiers jours de 1996, lors d’un simple week-end à Londres organisé par l’université d’une
amie, une jeune femme a su me conquérir et, au fil de notre relation, me faire découvrir l’envie de construire un jour quelque
chose de sérieux, quand moi-même je serai mieux posé dans ma Vie.. Ce n’étais pas le cas en cette période où je débutais dans
la vie professionnelle, en plus par du travail de nuit en infographie.. C’est pour ce décalage entre ses attentes et ce que
je pouvais lui proposer que notre relation n’a pas duré plus de quelques beaux et longs mois..
Me voici donc débuter ma vie professionnelle, par le biais de mon prof d’infographie qui a eu la bonne idée de relayer auprès
de ses quelques élèves que nous étions la demande d’une société de création 3D, pour le compte de laquelle il travaillais
aussi par ailleurs.. Je resterai dans cette boite jusque courant 1998, mais pas en tant que créateur 3D, en tant
qu’intervenant informatique au service de la création.. Courant 1997, mon cœur croisera celui d’une charmante infographiste du
Nord de la France, mais là encore, je ne saurai pas attraper la perche tendue, pourtant si évidente..
Mi-1997, c’est aussi mon départ définitif de chez mes parents pour occuper un tout petit studio dans les beaux quartiers
parisiens, entre La Défense et la Porte Maillot.. C’était un 18 Juin et une pure coïncidence dans les faits.. Au-delà, on
peut, si on va le chercher, y voir un petit quelque chose de symbolique...
Un fait marquant de ces années : été 1998, je passe mon permis moto toutes cylindrées.. Un vrai bol d’air et de fun !!
Si c’était à refaire, je le referais volontiers !! Surtout la première épreuve : le plateau..
Puis, à la mi-1999, je quitte le monde de l’intermittence pour celui du salariat, puisque je me fais engager comme technicien
en informatique industrielle par une société de prestations.. Pas franchement folichon, mais il faut bien manger un peu..
Cela dit, les conséquences sur le très long terme seront immenses, même si à ce moment je suis particulièrement loin de
pouvoir les imaginer, allant tout à fait à l’encontre de mes intuitions encore très anémiées !