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uelques années globalement sombres... Une période de salarié en informatique industrielle et télécommunications et au cours de
laquelle je n’ai que très peu dessiné, voire pas du tout.. J’ai pu constater combien le quotidien peut être envahissant si
nous n’y prenons pas garde !!
Cela dit, je me lance tout de même dans la mise en ligne de mon site Web, pour Décembre 2000.. Un petit site peu prétentieux
de quelques pages seulement, mais avec tout de même une ambition dissimulée : grandir....
Mais ce qui était progressivement devenu une nécessité se fait enfin jour : mon départ fin 2001 de Paris et de sa proche
banlieue chic pour retrouver un air bien plus pur et une population bien moins stressée : l’Anjou.. La Bretagne se
rapproche, je n’en suis plus qu’à moins de deux heures de route.. Mais il me faut encore quatre bonnes heures pour atteindre
la Pointe du Raz..
Courant 2002, poussé par les évènements, je décide d’amorcer un retour aux sources en ce qui me concerne, un retour aux
sources artistiques de mon âme, de mon être.. Un retour à ma vraie nature, sans laquelle je ne peux pas décemment vivre, un
Être complètement dispersé comme un puzzle tombé au sol à reconstruire patiemment, pièce par pièce...... La Vie n’est pas
toujours un long fleuve tranquille....
À part pour ma famille proche et une amie en particulier, mon cœur ne bat plus depuis longtemps, si ce n’est pour quelques
chimères égarées et, depuis 2002, il se tait dans un silence cordial, quelque peu blessé, désabusé.. Mais à un joli sourire,
il ne résiste jamais bien longtemps !! Simplement, le Feu de la Passion s’est éteint pour laisser place à la Braise qui
couve sous le manteau de cendres.. Un excès en chassant un autre, c’est une certaine sagesse doublée d’une relative méfiance
qui progressivement prend la place de la naïveté et de son cortège d’illusions.. “Chat échaudé craint l’eau froide”.. En
attendant des jours meilleurs, le retour d’un vrai Soleil..
Mais – et cette fois je m’en doute – la traversée de ce désert que je découvre sera longue.. D’abord la chute, intérieure,
profonde, sombre, humide, froide, dans un boyau étroit, comme une spirale sans fin.. Seule méthode : laisser venir, tout
en commençant à réfléchir.. Le monde extérieur n’a dès lors que très peu d’importance, le monde intérieur semblant
démesurément immense, peuplé d’un vide venu en grand nombre !! Ce n’est qu’en 2003 que j’ai enfin touché le fond, celui
sans lequel il est impossible de remonter, pas même de l’envisager.. C’est douloureux, mais on sait que la glissade est
terminée, que ce n’est pas qu’un semblant d’arrêt ! Débute alors la recherche des fondamentaux, à commencer par le choix
essentiel à la Vie : continuer ou pas.. Pour apporter des éléments significatifs à ce choix qui s’étalera sur deux années,
j’ai dû plonger sur mes racines de toutes sortes, qui je suis, d’où je viens, par où je suis passé, quelles sont les choses
que je possède, mes compétences, mes incompétences, de quel bord je suis et pourquoi.. Ainsi, progressivement, se met en place
la réponse à ce choix crucial, celui
de la Vie et
pour la Vie.. C’est ainsi qu’un Avenir
peut prétendre prendre forme.. Et, grande nouvelle, je suis toujours hétéro, mais cette fois je sais pourquoi !
En parallèle à mon travail en psychologie (aidé, hein, tout de même), en 2002 j’ai redébuté le piano sur la proposition de mon
père qui, après avoir été mon moniteur auto-école en 1991 pour la voiture, devient cette fois mon prof de piano ! Dans la
foulée ou presque, à la rentrée 2003 j’ai décidé de m’inscrire aux cours du soir proposés par l’école des Beaux-Arts d’Angers,
histoire de me refamiliariser avec le dessin et d’acquérir des techniques que je n’ai finalement jamais eues, mes angoisses
d’enfant ne m’ayant jamais permis d’approfondir quoi que ce soit quand j’étais plus petit, parfois même de simplement aborder...
Puis, début 2004, j’attaque un nouveau sujet difficile pour moi : le chant ! Ces activités, d’ailleurs ô combien
thérapeutiques, dureront jusqu’à la mi-2005, pour se trouver suspendues, essentiellement faute d’argent pour le dessin et le
chant..
Fin 2004, je me penche de nouveau sur la fabrication de sites Web, mais cette fois pour apprendre les techniques actuelles et
celles plus avancées.. Parmi les résultats : la nouvelle mouture de mon site qui voit le jour en étant publiée à la toute
fin de 2005.. Entre temps, naitra celui de l’
Association
Pour le Cinéma Angevin, par ailleurs coproductrice d’un très beau projet cinématographique pour la rentrée 2005...
Fin 2005 me verra donc participer au tournage d’un beau film sur la Vie avec, en toile de fond, ma belle ville d’Angers..
J’avais été preneur de son sur un court-métrage mi-2004 (« Migration » de Sébastien Sort), mais là il
s’agit d’un long métrage et de six semaines de tournage ! Une expérience très riche : avec ce tournage, j’ai pu
découvrir mes limites, surtout physiques, en étant électricien-machiniste / assistant image.. Un grand merci au
réalisateur Pascal Bonnelle de m’avoir fait confiance pour son film
«
Éphémères » (dont j’ai fait le
site) et aux deux chefs opérateurs Jérémy Mauroy et Sylvain Séchet, auxquels on doit les très belles lumières du film, de
m’avoir accepté à leurs côtés, chose pas forcément facile pour eux d’avoir un “bestiau” comme moi, novice à cette tâche.. Une
sorte d’apothéose pour un cycle qui se termine... D’« Éphémères », j’ai aussi ramené quelques photos,
ici dans mon album “
Reportage”..
Dans ces pages, à part les trois premiers dessins, tous sont issus de mes cours du soir aux Beaux-Arts et, vous avez pu le
constater, ne sont que des dessins d’exercices.. Par contre, la plupart du temps ils étaient réalisés sur des feuilles au
format A3 (plus grand, je n’étais pas franchement à mon aise), je me suis juste contenté ici, pour un gain de place évident,
de faire des “compilations”, chacune représentant un cours (sauf quelques exceptions) et plusieurs techniques : crayon,
pinceau + encre de Chine, fusain, stylo bille, acrylique ; d’après des modèles vivants, des photos, des dessins projetés
(tête en bas, très drôle !), des objets, des végétaux et avec des temps de pose plus ou moins longs, voire courts et même
très courts, parfois une seule minute....
2006, que je croyais un probable point de départ, n’aura finalement été qu’une confirmation de choses que je ne veux pas.. La
main passe donc à 2007 !