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Canon PowerShot A630 : Théoriquement, les PowerShot de la série A font figure d’entrée de gamme dans la famille des APNs
(Appareils Photos Numériques) mais, à bien y regarder, force est de constater que le A630 n’a rien de l’appareil basique. Non seulement il dispose
d’un bloc optique de qualité avec un zoom 4x (équivalent au 35~140mm en argentique) et d’un capteur à 8 millions de pixels, mais aussi d’un petit
nombre d’options très appréciables telles un écran LCD 2.5”, qui plus est orientable et même rétractable, ou encore un grand nombre de programmes
et même d’un mode 100% manuel, y compris avec réglage du focus et tout ce qui va bien. Je ne parle pas non plus des possibilités de réglage de
balance des blancs, plutôt fournies. Le A630 dispose d’une plage de sensibilité de 80 à 800 ISO et d’une vitesse allant de 15 s. au 1/2500è.
Un autre excellent point, le mode macro : on peut s’approcher jusqu’à 1 cm !! Au zoom optique s’ajoute un zoom numérique 4x, à
utiliser avec les précautions d’usage liées à ce type de zoom : on ne zoome pas dans l’espace, on zoome dans les pixels d’une image déjà
composée.. Du coup, le flou est vite obtenu, surtout dès qu’on dépasse x2 (la réalité n’est pas les séries télé).. En résumé, c’est un APN qui
sait faire de la photo à en satisfaire même les amateurs éclairés.. Parmi les défauts, on peu citer pèle-mêle son poids, son encombrement, les
piles (quatre LR6/AA), la molette de sélection des modes (plus que proéminente), les volets de protection de l’objectif lorsque celui-ci est
“rentré”, la trappe à piles et carte mémoire au mécanisme plutôt raté autant que l’autre trappe en plastique mou censée protéger les prises USB,
A/V et DC. Dans combien de temps ce plastique durcira et cassera ? Mystère.. Pour être complet, j’ajoute la suite logicielle fournie, horrible,
lourde et à l’ergonomie discutable à mon gout, mais qui a toutefois le mérite d’être présente et complète (même trop, avec des utilitaires inutiles
et non fonctionnels puisque s’adressant à des APNs professionnels ; c’est au cas où, probablement). Mais pour le prix, on ne peut pas tout
avoir, pas même une housse de protection griffée Canon en série.... On a l’écran orientable/rétractable et de quoi faire de belles photos, c’est bien
là l’essentiel..
Minolta Riva 70w : appareil compact-zoom argentique typique, il se glisse dans la poche plus facilement qu’une barre
chocolatée !! De plus, son zoom 28~70 mm en fait un partenaire efficace pour qui a besoin de véritables plans larges, sans disposer de trop
de recul. La qualité de ses lentilles permettent d’exploiter des pellicules sur une plage de sensibilité assez large, malgré un effet de vignetage
dans certains cas. Les détails sont bien restitués, sans atteindre la précision des optiques en service sur des appareils réflex, la taille des
lentilles comptant pour beaucoup. Gare tout de même à la visée qui, si elle est dans l’alignement vertical de l’optique, n’est pas pour autant dans
son axe (défaut de tous les compacts..). Par contre, elle est couplée au zoom. Le flash intégré est comme tous ceux qu’on trouve sur les compacts,
voué à une utilisation de proximité et possède toutes les fonctions utiles à cela mais n’est, par contre, pas couplé avec le zoom et son champ
d’action reste donc fixe, sa portée dépendant alors de la sensibilité de la pellicule engagée. Autofocus et automatique à programmes, le Riva 70w
est tout à son aise dans des sensibilités entre 100 et 800 ASA / ISO. Avec cette dernière et fixé sur un pied, il peut facilement prendre des
photos de nuit ou en lumière très faible. Puisqu’il est impossible d’ajouter un quelconque accessoire de déclenchement à distance, le retardateur
montre alors toute son utilité.
Fuji DL-900 : compact-zoom argentique 38~85 mm très correct pour son époque, il se démarquait des autres par le mode de
chargement de la pellicule et son exploitation... En effet, le dos ne s’ouvre pas, il s’entrouvre !! Mais suffisamment pour introduire le
rouleau et la bande amorce sortie. La surprise se fait totale lorsqu’au lieu de charger simplement le film et de le positionner sur la vue n°1, on
entend le moteur dévider complètement le film dans le magasin et le compteur de vues progresse jusqu’à n’en plus finir... En réalité, le DL-900
compte les vues effectivement disponibles sur le film et le rembobinera dans son rouleau après chaque vue prise, protégeant ainsi la partie déjà
exposée du film en cas d’ouverture accidentelle du boitier, à l’exception de l’extrémité la dernière vue prise (un moindre mal). Système pratique,
mais perturbant au moment de recevoir ses photos après le tirage papier ou le développement diapo : Elles sont simplement classées dans
l’ordre inverse !!... Sinon, le bloc optique est de bonne qualité, le flash comme la visée ont chacun un zoom couplé à celui de l’objectif
et globalement l’appareil se comporte très bien avec des films dans la plage des 100 à 800 ASA / ISO. Plus volumineux et plus lourd que le Minolta
(plus ancien aussi..), il se glisse moins facilement dans la poche, mais il était livré avec une pochette de ceinture. Mon DL-900 est retourné
dans son emballage d’origine, car depuis 1997 je l’ai remplacé par le Riva 70w et ses caractéristiques plus avantageuses. Mais, à voir certains
clichés pris juste avant son remplacement, je crains que mon Fuji n’ait eu un problème d’autofocus à ce moment-là.....
< Canon T50 >
Canon T50 : appareil argentique né en 1983 et plus produit depuis fort longtemps, il est à visée réflex et intègre les
prémices des nouvelles générations, celles qui depuis intègrent en série un petit flash. Lui n’en n’a aucun, mais celui qui lui est spécifique, le
Canon Speedlite 244T, permet une automatisation complète de l’ouverture du diaphragme et du temps d’exposition en fonction de la distance et de la
réflexivité du sujet visé.. L’armement est automatique et motorisé, l’exposition est automatique et débrayable (diaphragme seulement, avec une
exposition au 1/60s), mais il est dépourvu de système autofocus et réclame des optiques dédiées, la série FD Canon ou compatible. Le réglage de
sensibilité de pellicules est tout aussi manuel, mais ces détails passés, la facilité d’utilisation pour un réflex de cette époque en ont fait un
appareil relativement convivial. De plus, la qualité de ses optiques, de sa fabrication et le prix raisonnable de l’ensemble ont aussi contribué à
le faire apprécier du public. A titre personnel, je ne possède pas de T50 mais, si je le cite dans cette page, c’est qu’il m’est arrivé de temps à
autres d’emprunter celui de ma mère, qui est équipé d’une optique 35~70 mm Canon FD.. Ce bon vieux T50 autant que ses accessoires fonctionnent
toujours, du moins tant qu’on les nourrit en pellicules et piles !!