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Pourquoi la femme ? Partie 1 : la chute.

Pourquoi donc cet Être manipulateur, vénal, perfide au comportement autant étrange qu’incompréhensible ? Pourquoi cette Chose si épouvantable, si incarnatrice du Mal absolu qu’elle en est souvent écartée des Livres pour de supposées fautes à la Grandeur de l’Homme ? Pourquoi, quel intérêt ? Et si, comme sa meilleurs amie la Boite de chocolats, le meilleur n’était pas à l’intérieur ? Attention amis lecteurs et lectrices, ça va être un peu long et surtout : franchement subjectif..

Je ne vous parlerai pas de la Femme en général, mais plus humblement j’essaierai de vous expliquer pourquoi je les aime et comment je les regarde…

Tout s’accélère lorsqu’il y a quelques années je début une promenade au cœur de mon Être, le genre qu’on n’oublie pas. Le terrain était prêt, les éléments savamment disposés sans que je le sache, la période propice à cette “aventure”..

Ainsi, voilà qu’après bientôt trente années d’une vie à peu près tranquille depuis ma naissance les moteurs peu à peu s’éteignent, le vent tombe, le sol vacille et tremble.. Soudain, morceau après morceau, le puzzle de mon début de Vie se fissure, s’étiole, les pièces une à une dérapent, se détachent, tombent.. Voilà que la descente s’amorce, dans un mouvement de grande spirale, longue et inexorable, sombre, froide, humide, de plus en plus sinistre. Autour de moi, c’est de plus en plus noir, orageux, froid. Je regarde autour de moi : mon puzzle n’est plus, désagrégé, les pièces sont éclatées, éparpillées, dispersées, comme ventilées.

Parfois la chute semble s’arrêter, je tente alors de redresser la trajectoire.. Illusion ! Elle reprend de plus belle et je ne sais pas où elle va finir.. Les nuages s’épaississent, le vide se fait, le navire sombre, inexorablement.. Le monde qui m’entoure est de plus en plus tranchant, agressif, violent.. En fait, c’est l’inverse : mes défenses ne sont plus qu’un lointain souvenir et la vulnérabilité s’est installée.. Ne reste plus qu’une petite chose souvent anodine : l’instinct de survie.. La survie, c’est tout ce qu’il me reste à ce moment..

Difficile réveil ensanglanté, des bleus à l’Âme tout le corps.. Car toute chute a sa fin : elle n’est pas agréable, comme au fond d’une galerie de pierraille en spirale, noire, humide, froide, glissante. Le “mur du fond” n’a rien de confortable lorsqu’on fini par l’atteindre et n’est en rien comparable avec celui, plus doux, que j’avais fréquenté sur quelques bancs de l’école, parfois assidument.. Seul point “rassurant” dans tout ce désastre : on ne peut que remonter …… ou y rester !

Remonter.. Un grand mot ! Quelles solutions pour cela ? Quels outils employer ? Et puis, le jeu en vaut-il la chandelle ? Pourquoi se fatiguer ? Pour qui ? Dans mon entourage, combien ont suivi ma chute, combien sont resté proches ? C’est l’heure des comptes..

Côté famille, pour moi c’est la chance qui l’emporte, la chance d’avoir des personnes d’esprit ouvert avec lesquelles des discussions vont pouvoir naitre. Côté amis, c’est la débandade, comme toujours dans pareil cas : montrez quelques signes de faiblesses et vous êtes dès lors sur la sellette.. Si en plus vous l’ouvrez et laissez s’installer quelques malentendus inévitables dans ce genre de cas, vous êtes rayés des listes.. Après tout, ces gens-là sont-ils vitaux pour vous à ce moment précis ? Finalement, non. Une seule Amie est restée, un seul rayon de soleil, mais avec l’appui indéniable, en plus de ses qualités en matière de psychologie et de connaissance plus générale de l’Être Humain si implicites, de cette distance qui nous sépare, finalement notre meilleure alliée.

Quel rapport avec la Femme ? Je vais y venir..

L’heure des bilans est aussi celle des choix. Le premier, le plus difficile : reprendre et continuer ou tout arrêter. Un choix crucial. Particulièrement nombreuses ont été les occasions et les envies d’abandonner, à tel point que j’ai largement eu le temps de trouver comment faire pour arrêter, selon quels critères “techniques” et tout ce qui va bien. Mais ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus de ce côté là..

Je ne peux pas dire que j’ai eu seul l’énergie de continuer et les outils pour le faire, ce serait malhonnête ! Il n’y a rien de miraculeux, j’ai été aidé : deux psychologues successivement, en parallèle d’un suivi par mon médecin traitant auront suffit. L’important aura été d’aborder des sujets de fond : qui je suis, d’où je viens, de quoi suis-je dépositaire, qu’est-ce que je possède, de quoi suis-je capable, quel est mon potentiel, quelles sont mes envies ? Là encore, la chance se présente : une cousine éloignée dans une des branches de ma famille sort un livre de généalogie précisément sur la branche familiale qui m’intéresse au plus haut point.. Cet ouvrage ne pouvait mieux arriver ! J’y trouve celui que je cherchais : le point de départ de cette branche en France et pont avec ses racines Scandinaves et Britanniques. Quant au portrait de sa fille, il me saisit : je la connais….

A force de discussions, notamment avec mes parents, je comprends les coupures qui ont eu lieu dans les méandres de mes racines, qui a fait quoi et pourquoi. Ça n’excuse pas toujours, parfois loin de là, mais c’est bon de comprendre : les fantasmes s’évaporent et on peut recoller certains morceaux, parfois au prix de quelques contournements.. J’y découvre aussi ce qui m’a toujours manqué, particulièrement au moment de l’adolescence : un modèle, un phare dans ce brouillard des premiers émois. Il arrivera, bien plus tard, sous une autre forme et je sais maintenant pourquoi. Avec des “si” nombre de choses auraient probablement pu être évitées ou construites plus solidement dès le départ, mais on ne refait pas le monde, on apprend à vivre avec, à bâtir ce qui ne l’a pas été et à reconstruire ce qui a été endommagé.

(à suivre : partie 2, le choix)

1 commentaire

  1. 1. Le samedi 23 décembre 2006, 20:25, par marsien.

    Salut Nico,

    Je suis enfin arriver au bout de ce passionnant roman… et j’en suis tout frustré ! Je m’en vais de ce pas lire la suite !

    Les apparences sont parfois trompeuses. Pour ce que je te connais par ailleurs (bien peu il est vrai), je n’aurais pas imaginé les troubles que tu as traversé.

    Tu penses que chercher un phare, un modèle aurait pu t’aider à te construire. Parfois, c’est l’inverse qui arrive. Comme tout enfant, mes parents étaient mes premiers modèles, surtout mon père. Quand il a commencé à "négliger" sa famille pour d’autres occupations, quand ma mère passait son temps entre haine et déchirement envers ce père devenu un fantôme, quand je passais mon temps à attendre ce modèle qui m’avait abandonné, quand je voyais ma petite soeur prendre notre père pour un simple étranger, j’ai perdu mes repères. Je me suis isolé, refusant toute amitié (et plus encore amour). Je ne voulais plus souffrir.

    La solitude est-elle même devenue une amie, une souffrance, un abîme dans lequel je m’enfonçais sans joie ni peine. Les moyens techniques et les lettres d’adieux, je les ai imaginés (et même un peu plus), plus d’une fois. Internet m’a sauvé : j’ai pu renoué "à distance" des contacts, reprendre envie de connaître l’échange avec mes concitoyens. J’y ai rencontré la femme qui deviendra bientôt (je l’espère) ma compagne. Elle m’a fait redécouvrir, sans le savoir, la bonheur simple de la confiance et de l’envie de vivre.

    Tout ça pour dire, que phare ou pas, la vie est parfois bien involontairement cruelle. Mais il y a toujours de l’espoir, à travers une personne qui nous apporte ce qui nous manquait.

    Aller, assez blablaté, je vais lire la suite

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