... vous êtes en manque d’inspiration et de temps ?
Simple : faites vos cadeaux par vous-même et tous d’un coup !
Je vais donc de ce pas vous narrer, entre autres par l’image, comment j’ai résolu en deux soirs ma question qui était “quoi offrir et à qui” et, au passage, comment sont nés les dessins suivants :
En cliquant sur les images, vous les ouvrirez en grand, et plongerez dans leur album...
Cliquez sur l’image pour le voir en grand dans son album de dessins…
Un peu fatigué ces temps-ci (celui qui me dit qu’ « il faut dormir, la nuit » je lui fais cadeau d’une rhinopharyngite suivie d’une amorce de grippe dont je ne fais que tout juste sortir, modèle récent, première main, déjà rodée ; qui a dit que 2007 est une bonne année ?), je me recentre donc un peu sur les fondamentaux..
Il y a eu un anniversaire, celui d’une grande amatrice et ex-joueuse de squash, d’où un p’tit dessin vite fait entre deux médocs pour ma rhino, dans des moments où je pouvais espérer trouver un peu d’énergie, globalement après 23h et avec de la zique solide à donf’ dans le casque .. Très sympa de tenir les fusains la tête dans le brouillard et les bras peu précis.. Ensuite, il a fallu le fixer (le problème avec le fusain est justement que c’est du charbon de bois, donc ça n’adhère pas au papier comme le graphite des crayon, c’est pour ça qu’on passe du fixatif une fois le dessin fini ; toutefois, de la laque à cheveux fait tout aussi bien l’affaire), le scanner et le retravailler dans l’ordi pour que je puisse en garder une trace (un scanner A4 pour passer un dessin sur base de format papier A3, forcément c’est un peu plus long).. Mais elle a eu son dessin en temps et en heure, c’était bien là l’essentiel..
Y’a pas, c’est efficace ces p’tites bêtes là ! Je parle des virus : ça vous flingue non seulement la santé mais aussi ça vous érode le moral.. Heureusement que je n’ai pas ces trucs là tous les ans.. Ajouté à ça un médic qui a justement trouvé chez moi un terrain pour me faire le coup d’un de ses “autres effets indésirables probables” et je me suis retrouvé à ne presque plus pouvoir dormir plusieurs fois de suite ! « Quand ça ne veut pas, ça veut pas ».. Tant pis, on patiente, on essaie autre chose, autrement.. Et on reprend le dessus.. N’empêche, j’aurais préféré une bonne grippe sauce aspirine : là, au moins, j’aurais pu dormir.. Parmi les maladies “conventionnelles”, les rhinites-like et les angines sont parmi les plus agaçantes..
Pour finir, je l’avais commencé il y a près de deux semaines mais je buttais sur un enchainement, j’ai terminé carrément sur un coup de tête (à force d’en avoir marre d’être malade) hier vendredi midi un montage des morceaux instrumentaux des Corrs qui sont sur leur album “Forgiven, Not Forgotten” de 1995. Ça donne ceci, une jolie ch’tite pièce instrumentale sympa de 9’39” :
Voilivoilou en gros pourquoi j’ai besoin d’un peu de douceur, moi.. Tiens, je vais aller me passer un p’tit Billy Idol ou un bon vieux Status Quo, justement histoire de…
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Pour ma première expérience avec un papier au format raisin (50 x 65 cm), d’où le titre de ce billet et aussi histoire d’inaugurer mon nouveau petit attirail du parfait petit croqueur de fusain, mon modèle est une repro d’une photo d’un lieu qui existe réellement, la Passerelle d’Holçarté qui surplombe les gorges du même nom, tout près du village d’Arrau dans les Pyrénées Atlantiques (64).. Bon, d’accord, j’ai omis de mettre le gros de la végétation .. M’enfin je n’avais ni le temps, ni encore les compétences pour cet exercice ; mais surtout, effectivement, pas le temps de m’y essayer !.. En effet, le dessin devait être livré ce dimanche 03 juin..
Juste comme ça, vous pouvez voir en grand la photo qui m’a servi de modèle, en cliquant dessus pour la voir dans son album :
Quant à mes outils, ils sont actuellement ceux-ci :
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Près d’un mois après le passage de la nouvelle année, je peux enfin trouver quelques instants pour terminer ce qui, au final, m’aura pris près de cinq semaines à faire….
En fait, au fil des ans, le quotidien, les tâches subalternes et peu attrayantes prennent une importance grandissante, au point, parfois, de prendre le dessus.. Cinq semaines pour faire un dessin pour la nouvelle année, puis “écrire” le mot qui va avec, cinq semaines c’est beaucoup trop ! D’autant que dans le même temps, je n’ai pu me libérer l’esprit pour entretenir à mon tour quelques conversations pourtant intéressantes.. J’ai effectivement du ménage à faire dans mon organisation, j’ai à me recentrer sur ce que je sais faire et qui m’intéresse voire me passionne, vers donc ce qui me demandera certes une dépense d’énergie mais que je n’aurai pas l’impression de subir, que je ne sentirai tout simplement pas !
Quel plus beau plaisir que de prendre son crayon, ses pinceaux, son fusain et sentir cette fatigue nous envahir après quelques heures d’une activité continue et finalement intense !! Ça vaut pour toutes les activités, pourvu qu’on y prenne du plaisir : on ne sent pas la dépense d’énergie bien qu’elle soit présente, mais on ressent une fatigue plutôt plaisante, le signal qu’il est temps de stopper l’activité pour la reprendre plus tard..
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Il faut dire que ce fusain a une petite histoire….. Il est né durant un cours du soir à l’école des Beaux-Arts de ma douce ville, un soir de Février 2005, un exercice de deux heures sur une nature morte. Une fois revenu chez moi, j’aurais dû le fixer comme on doit le faire pour des matières fragiles telles que le graphite du crayon ou, plus encore, le charbon de bois du fusain ! Hors, ce soir là, j’avais la tête ailleurs et j’ai remis ça à plus tard.. Bien plus tard….
L’année suivante, lorsque j’ai voulu le scanner pour l’inclure à mon album de dessins, je n’avais plus de fixateur à portée de main et je l’ai scanné quand même, sans même décrocher la feuille du bloc à dessin A3 où elle se trouvait ! Évidemment, ce qui devait arriver arriva : la carcasse du scanner a bien “entaillé” le trait de fusain, laissant de belles trainées blanches bien rectilignes dans le dessin.. Aucun soucis, un petit coup de retouche d’image et le dessin publié dans l’album est impec’, sans une trace ! Puis, j’ai refermé le bloc à dessin avec ce fusain toujours dedans et l’ai remis avec les autres dans mon carton à dessins..
Il y a deux semaines, j’en avais envie depuis un p’tit moment, j’ai récupéré un chevalet à dessin chez mes parents.. Et c’est seulement quelques jours avant Noël que je me suis décidé à l’utiliser, car il se trouvait que j’avais une sorte de petit compte à régler, un petit quelque chose de pas fini…
C’est ainsi que j’ai ressorti mon fusain de nature morte toujours dans son bloc à dessins.. Un tabouret à la bonne hauteur, ma boite à fusains, un mouchoir en papier et me voici de nouveau à l’ouvrage pour, cette fois, réparer les accrocs du scanner et finaliser le dessin.. Car cette fois, il aura une destination : ma mère fait de très beaux encadrements et est sans cesse à la recherche d’idées nouvelles.. Je me suis dit que ce fusain, si modeste soit-il, pouvait peut-être lui servir de support d’idées, elle qui travaille essentiellement sur des “couleurs” (surtout des aquarelles et peintures diverses), plus rarement du noir et blanc (posters photos, lithographies, gravures ou illustrations).
Alors, pour ce Noël, je tenais ma bonne idée pour mes parents ; en plus d’une ou deux autres “petites” choses..