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	<title>Nicolas Ullern &#187; homme</title>
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		<title>L’inconnue de mes nuits</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 03:15:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Essai]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Dans un jardin public, tu es là, assise sur un banc à lire un livre dans lequel tu sembles avoir du mal à rester plongée, tant ton regard vogue souvent ailleurs, tout autour de toi.. Quoi donc a pu ainsi rompre ta bulle ? Qui, peut-être ? Discrètement, je te regarde, t’observe.. Ton apparente nervosité parasite cette douceur qui, pourtant, semble émaner de toi. Plus je te vois, plus je suis intrigué, plus l’envie d’intervenir se fait sentir : comment te faire retrouver ta bulle ? Mais, je le sais, je ne fais pas partie de ton univers, je ne suis qu’un inconnu parmi des milliards sur cette petite planète.</p>
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<a href="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-05-31_IMG_2611_Angers_la_Maine_au_coucher_nicolasullern-net.jpg" rel="lightbox[post-101]" target="_self" title="Angers, la Maine au coucher"><img width="410" height="307" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-05-31_IMG_2611_Angers_la_Maine_au_coucher_nicolasullern-net-410x307.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Angers, la Maine au coucher" /></a>
<a href="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-05-31_IMG_2615_Angers_le_Pont_de_Verdun_au_couchant_nicolasullern-net.jpg" rel="lightbox[post-101]" target="_self" title="Angers, le Pont de Verdun au couchant"><img width="410" height="307" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-05-31_IMG_2615_Angers_le_Pont_de_Verdun_au_couchant_nicolasullern-net-410x307.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Angers, le Pont de Verdun au couchant" /></a>

<p style="text-align: center;"><em><small>Retrouvez ces photos dans la galerie ‟<a title="Villes" href="http://www.nicolasullern.net/autres-albums/villes/">Villes</a>”</small></em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-512 lettrine" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/Lettrine_Perso_01.png" alt="Lettrine_Perso_01" width="34 lettrine" height="44 lettrine" />Dans un jardin public, tu es là, assise sur un banc à lire un livre dans lequel tu sembles avoir du mal à rester plongée, tant ton regard vogue souvent ailleurs, tout autour de toi.. Quoi donc a pu ainsi rompre ta bulle&nbsp;? Qui, peut-être&nbsp;? Discrètement, je te regarde, t’observe.. Ton apparente nervosité parasite cette douceur qui, pourtant, semble émaner de toi. Plus je te vois, plus je suis intrigué, plus l’envie d’intervenir se fait sentir&nbsp;: comment te faire retrouver ta bulle&nbsp;? Mais, je le sais, je ne fais pas partie de ton univers, je ne suis qu’un inconnu parmi des milliards sur cette petite planète.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un mouvement d’humeur pourtant anodin qui me fait me lever et me diriger vers toi. Plus je m’approche, plus je te vois fébrile, comme agacée par je ne sais quel tracas. Alors que j’arrive à quelques pas de toi, tu me fixes d’un regard à la fois surpris et méfiant. Oh, ce n’est pas à toi que j’en veux, mais à ce bout de banc libre à ta droite. Je te demande si je peux m’y assoir&nbsp;; apparemment oui&nbsp;; je m’y assieds donc. Mais, toujours interloquée, je sens que je te dois une explication..</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-101"></span></p>
<p style="text-align: justify;">– C’est un livre qui parle de quoi&nbsp;? dis-je en guise d’entrée en matière particulièrement “originale”...<br />
– De la Vie, de la Mort et des chemins qui vont et viennent de l’un à l’autre...<br />
– Vaste programme&nbsp;! Tu en es à quelle chapitre&nbsp;? Je crois en être à celui où le héros, en possession de son “trésor”, vient de monter à bord du bateau de la Vie et au moment où ce dernier appareille..<br />
– Alors tu ne connais pas encore le plus beau...<br />
– Je compte sur toi pour me le présenter..</p>
<p style="text-align: justify;">C’est alors un beau sourire qui s’affiche sur ton visage, comme si j’avais prononcé la formule magique.. D’ailleurs, tes yeux amandes sont devenus presque demi-lunes&nbsp;! Je ne sais ce qui retient le plus mon attention à ce moment là&nbsp;: l’éclat de tes yeux, la douceur de tes joues, le sourire sur tes lèvres ou tes mèches de cheveux trop courtes pour êtres attachées et qui caressent délicatement le haut de ton cou délicieusement dégagé. Ta peau légèrement hâlée semble être un doux mélange de soie et de satin et je ne peux retenir ma main qui vient effleurer ta joue du revers, doigt après doigt, pour descendre sur ton cou, alors que je plonge mes yeux dans les tiens... J’ai à peine le temps d’être surpris par la profondeur et l’intensité de ton regard car, presque immédiatement, je sens ta main passer autour de ma taille, comme la porte ouverte à tes lèvres..</p>
<p style="text-align: justify;">Je sens que tu retiens ton souffle autant que je sens ton cœur battre et je me sens moins seul dans mes émotions.. À mesure que je brule les étapes en prenant presque le chemin le plus court, de quelques légers frôlements, nos lèvres entrent finalement en contact, d’abord très délicat, puis de plus en plus marqué, mais sans précipitation.. Sur ce, tu te lèves et me tends la main.</p>
<p style="text-align: justify;">– On y va&nbsp;? me demandes-tu.</p>
<p style="text-align: justify;">Je prends ta main et nous voilà en route vers d’inconnus instants. Curieusement, c’est vers mon immeuble que tu m’emmènes. Quand je te le fais remarquer, ta réponse est un sourire presque malicieux, accompagné d’un bel éclat dans tes yeux.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme par enchantement, nous voici chez moi et c’est dans la pénombre des persiennes au soleil couchant que je découvre ta silhouette que je croyais pourtant avoir vue au jardin public.. C’est alors que tu t’approches face à moi, que tu poses tes avant-bras sur moi, tes mains de chaque côté de la base de mon cou. Tes gestes et ta voix sont d’une douceur toute particulière. Mais voici que tu me parles sur un ton plus solennel, c’est du moins l’impression que j’ai car, étrangement, c’est dans une autre langue que sortent tes mots. Pourtant, je ne suis ni surpris ni perdu, comme s’ils s’agissait d’une langue universelle, celle du cœur... Longuement tu me parles, sérieusement je t’écoute, presque religieusement tant les mots se font mélodie harmonieuse aux doux contrastes. Aux mots s’ajoute la gestuelle, il semble que ce soient des conseils que tu me dispenses, des conseils qui, manifestement, me “parlent”.. Apparemment, ton but semble être atteint&nbsp;: mon horizon s’éclaire, levant ainsi progressivement le voile sur cette route qui est la mienne.. Mais il se fait tard, je sens que tu fatigues, ça fait maintenant un long moment que tu m’expliques des tenants et des aboutissants dans ce langage si propre à la Vie&nbsp;! Comme tu t’endors debout dans mes bras, je t’emmène plonger dans un sommeil réparateur sous la chaleur protectrice de ma couette et je m’allonge à tes côtés, tel un veilleur discret. Mais je ne rate rien de ce splendide spectacle que tu m’offres&nbsp;: à mesure que tu plonges loin vers tes songes, ton visage se détend et, alors que tu saisis mon bras pour tu t’y enrouler, c’est un sourire satisfait qui illumine ton visage. Avant de fermer les yeux et de plonger à mon tour dans le grand bain de la nuit, je glisse quelques baisers sur ta joue, ton cou, ta nuque.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu après, j’ouvre les yeux, je regarde autour de moi et, à part moi dedans, le lit est vide, tu n’es pas à mes côtés. Ta place est d’ailleurs froide et ton délicieux parfum ne flotte pas dans l’air de la chambre.. Je me lève et le réveil, cet animal sans cœur, me dit froidement que nous sommes le matin. Je te cherche toujours du regard, dans toutes les pièces de l’appartement, sans te trouver et, à mesure que les questions me viennent à l’esprit, je vois ton livre, là sur la table basse du séjour... Pourtant, je suis sûr de t’avoir bien croisée, j’ai bien senti ta présence toute proche&nbsp;! Mais l’appartement est bien fermé à clé de l’intérieur et la sécurité de la porte est bien engagée... L’Alchimiste, décidément, fait encore des siennes...</p>

<a href="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-06-10_IMG_2641_Angers_la_Jardin_du_Mail_nicolasullern-net.jpg" rel="lightbox[post-101]" target="_self" title="Angers, la Jardin du Mail"><img width="410" height="307" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-06-10_IMG_2641_Angers_la_Jardin_du_Mail_nicolasullern-net-410x307.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Angers, la Jardin du Mail" /></a>
<a href="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-06-10_IMG_2643_Angers_la_Jardin_du_Mail_nicolasullern-net.jpg" rel="lightbox[post-101]" target="_self" title="Angers, la Jardin du Mail"><img width="410" height="307" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-06-10_IMG_2643_Angers_la_Jardin_du_Mail_nicolasullern-net-410x307.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Angers, la Jardin du Mail" /></a>

<p style="text-align: center;"><em><small>Retrouvez ces photos dans la galerie ‟<a title="Villes" href="http://www.nicolasullern.net/autres-albums/villes/">Villes</a>”</small></em></p>
<p>Voilivoilou <img src='https://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/icons/icon_wink.png' alt=';)' width='15' height='15' class='wp-smiley' />...</p>
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		<title>Et soudain, l’arc-en-ciel des roses devint noir...</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2008 05:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Dans un autre monde, dans une autre vie, quand l’apprentissage n’était pas encore ce qu’il est devenu.. C’est l’histoire d’une méprise rendue évidente par une sombre bourde, ou lorsque les sentiments s’expriment plus que maladroitement, mal tout court&#160;! Il était une fois un jeune homme au cœur d’artichaut qui, dans sa région natale, rencontrait une [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-full wp-image-1952 aligncenter" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-01-31_L-Arc-en-ciel_des_Roses_devint_Noir_nicolasullern-net.jpg" alt="L'Arc-en-ciel des Roses devint Noir" width="450" height="500" data-id="1952" /></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-512 lettrine" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/Lettrine_Perso_01.png" alt="Lettrine_Perso_01" width="34 lettrine" height="44 lettrine" />Dans un autre monde, dans une autre vie, quand l’apprentissage n’était pas encore ce qu’il est devenu.. C’est l’histoire d’une méprise rendue évidente par une sombre bourde, ou lorsque les sentiments s’expriment plus que maladroitement, mal tout court&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">Il était une fois un jeune homme au cœur d’artichaut qui, dans sa région natale, rencontrait une jeune belle inaccessible, aussi native de l’endroit. Inaccessible, sur l’instant, il ne le savait pas encore. À leur première rencontre, il ne vit qu’un regard lumineux éclairer un joli visage avant d’entendre une douce voix. Sous le charme, il décidait les semaines suivantes de tenter de percer ce qui s’annonçait fort comme un mystère, une sorte de “tu me crois là, je suis ici”, exprimé par un désaccord sensible entre ce qui transpirait de la belle et ce que lui voyait et entendait.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-94"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Au fil du temps et de leurs conquêtes respectives chacun de leur côté, un petit “truc” semblait ne pas s’éteindre, petit morceau d’attirance (à moins que ce ne fût autre chose), mais toujours teinté de ce désaccord mélodique. Malgré tout, il fut conquis pas sa personnalité, son regard sur la vie, sa façon clairvoyante de considérer les personnes et les faits, ses capacités d’analyses et de réflexions. Il apprit beaucoup d’elle sur ces sujets de fond au point, parfois, de constater qu’elle agissait comme lui ne faisait pas. Un jour, même, ne manqua pas de le marquer mais, si je vais par là, je m’éloigne du sujet...</p>
<p style="text-align: justify;">Puis leurs vies respectives les séparèrent quelques années et, à la faveur d’une étrange coïncidence professionnelle, ils se recroisèrent dans une ville plutôt éloignée de leurs “aires de jeux” favorites, comme en terrain neutre. Mais, alors que ce décor inhabituel aurait pu être propice à une nouvelle “rencontre”, de nouvelle bases pour leurs échanges, il n’en fut rien&nbsp;! Ce qui jamais ne les avait quitté les accompagnait encore&nbsp;: le désaccord.. Elle était sur une gamme de Mi majeur, lui était plutôt vers un Do mineur. En musique, ça donne des richesses mélodiques, en relations humaines c’est beaucoup plus relatif..</p>
<h4>L’impensable et le vase qui se brise</h4>
<p style="text-align: justify;">C’est à la suite de ça que vint l’impensable méprise, douce erreur aux conséquences funestes. Dans son emportement à vouloir fêter ces retrouvailles, il eut un geste malheureux car ... elle n’était pas seule&nbsp;! Pourquoi l’avait-il oublié&nbsp;? Il ne l’avait pas oublié, il savait que la belle avait elle aussi une vie et il ne souhaitait pas convoiter une quelconque place qu’il n’aurait de toutes façons jamais eue. Il savait que si, peut-être, il avait eu l’ombre d’une chance, cette chance s’était évaporée depuis des années déjà.. Non, il voulait juste dire «&nbsp;je t’aime&nbsp;» à une amie, pas comme on le ferait à une éventuelle nouvelle conquête. Et il n’avait surtout pas prévu que son homme serait là le jour de la réception du bouquet...</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, notre beau jeune homme avait fait parvenir à la belle un joli bouquet de roses multicolores par le biais d’une boutique bien connue dans le pays.. Funeste geste, vous disais-je... Si, si. Sur l’instant, il n’en sut rien, la belle préféra garder le silence, conserver pour elle ce qu’il découvra quelques semaines plus tard en tentant de la contacter. Elle ne lui dit qu’une chose, la triste vérité quant à son geste et ses conséquences. Ce fut court, deux phrases tout au plus, d’ordre général sans les détails, mais explicites&nbsp;: oui son homme était là ce jour là et oui elle a passé un sale quart-d’heure&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, ce qui était déjà frêle dans leur relation finit par se briser. Il devenait clair que plus jamais elle ne le regarderait de la même manière, plus jamais elle ne lui offrirait son petit côté sincère et presque naïf, plus jamais elle ne lui offrirait non-plus la même complicité. Sur l’instant, notre jeune homme s’est retrouvé entre colère et fatalisme. Fatalisme car, après tout, comment revenir sur un méfait pareil et la très probable perte d’une amie qui lui était chère&nbsp;? Colère, surtout, car pourquoi ne lui a-t-elle rien dit, pourquoi n’a-t-elle pas osé le rabrouer pour ces fleurs finalement assassines&nbsp;? S’est-elle au moins défendue face à son homme en envoyant ce qui n’était que la vraie vérité, que ce bouquet ne venait que d’un ami, en se permettant, pourquoi pas, d’ajouter le fait que cet ami était un doux rêveur à la fois fleur-bleue et un peu fou aux gestes sans grande importance, d’ailleurs courants pour lui à cette époque, un garçon donc particulièrement pas “dangereux”&nbsp;? A-t-elle insisté face à son homme sur le fait que ce doux “petit prince” n’était pas du tout celui qu’elle recherchait, le genre avec qui elle souhaitait construire une vie, car, si cela avait été le cas, elle se serait évadée sur la Lune en sa compagnie depuis longtemps&nbsp;? Peut-être n’a-t-elle tout simplement pas osé, eu le temps ou la présence d’esprit d’imaginer et d’exprimer ce qui aurait pu, dans le fond, être crédible.. Peut-être aussi que l’emportement de son homme a été tel qu’elle n’a même pas pu en placer une&nbsp;! Finalement, notre fleur-bleue n’eut de colère que contre sa propre bêtise...</p>
<h4>Épilogue</h4>
<p style="text-align: justify;">Ce que je sais de la suite de cette histoire, c’est qu’avec le temps la belle a manifestement repris du poil de la bête, qu’elle a eu un dernier coup d’accroc avec ce cœur d’artichaut quand lui-même voyait sa vie s’effondrer pour d’autres raisons peu après le début de notre millénaire, qu’elle est restée dans sa région d’origine et qu’elle a eu descendance quelques années après.. Ne me demandez ni avec qui ni même si son homme de l’époque est finalement resté, en recueillant son récit je ne me suis pas senti d’oser insister&nbsp;: il m’a semblé que quelques griffures avaient subsisté, à moins qu’elles ne soient des blessures venues s’ajouter à d’autres déjà très présentes par ailleurs...</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à notre cœur d’artichaut, après avoir reconstruit ce qu’il a eu à reconstruire, il n’a plus remis les pieds dans sa région natale et ne compte manifestement pas y retourner.. À l’écouter, j’ai senti qu’il y repassera peut-être un jour, si sa route l’envoie par là&nbsp;; cependant, il est des portes auxquelles il n’osera peut-être pas frapper.. Mais, s’il est clair qu’on ne l’y reprendra plus, il n’est pas devenu cœur de pierre pour autant, plutôt cœur de cuir, car l’expérience lui a appris qu’on ne s’exprime pas toujours impunément, qu’il faut très souvent réfléchir, surtout dès que ça touche aux sentiments, aux émotions, à l’intime.. Une autre leçon qu’il aura apprise de la belle..</p>
<p style="text-align: justify;">Voilivoilou <img src='https://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/icons/icon_wink.png' alt=';)' width='15' height='15' class='wp-smiley' />...</p>
<p class="mgrT2" style="text-align: justify;"><em>P.S.&nbsp;:</em> je sens qu’avec mes histoires je vais finir par me froisser avec de vrais gens, moi <img src='https://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/icons/icon_rolleyes.png' alt=':roll:' width='15' height='15' class='wp-smiley' />... Au moins, au travers de toutes sortes d’erreurs diverses et variées dont probablement au niveau du style, j’apprends à écrire et à raconter.. Et je les remercie d’être des sources d’inspiration <img src='https://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/icons/icon_jap.gif' alt=':jap:' width='20' height='20' class='wp-smiley' />..</p>
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