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	<title>Nicolas Ullern &#187; femme</title>
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		<title>L’inconnue de mes nuits</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 03:15:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Dans un jardin public, tu es là, assise sur un banc à lire un livre dans lequel tu sembles avoir du mal à rester plongée, tant ton regard vogue souvent ailleurs, tout autour de toi.. Quoi donc a pu ainsi rompre ta bulle ? Qui, peut-être ? Discrètement, je te regarde, t’observe.. Ton apparente nervosité parasite cette douceur qui, pourtant, semble émaner de toi. Plus je te vois, plus je suis intrigué, plus l’envie d’intervenir se fait sentir : comment te faire retrouver ta bulle ? Mais, je le sais, je ne fais pas partie de ton univers, je ne suis qu’un inconnu parmi des milliards sur cette petite planète.</p>
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<a href="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-05-31_IMG_2611_Angers_la_Maine_au_coucher_nicolasullern-net.jpg" rel="lightbox[post-101]" target="_self" title="Angers, la Maine au coucher"><img width="410" height="307" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-05-31_IMG_2611_Angers_la_Maine_au_coucher_nicolasullern-net-410x307.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Angers, la Maine au coucher" /></a>
<a href="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-05-31_IMG_2615_Angers_le_Pont_de_Verdun_au_couchant_nicolasullern-net.jpg" rel="lightbox[post-101]" target="_self" title="Angers, le Pont de Verdun au couchant"><img width="410" height="307" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-05-31_IMG_2615_Angers_le_Pont_de_Verdun_au_couchant_nicolasullern-net-410x307.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Angers, le Pont de Verdun au couchant" /></a>

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<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-512 lettrine" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/Lettrine_Perso_01.png" alt="Lettrine_Perso_01" width="34 lettrine" height="44 lettrine" />Dans un jardin public, tu es là, assise sur un banc à lire un livre dans lequel tu sembles avoir du mal à rester plongée, tant ton regard vogue souvent ailleurs, tout autour de toi.. Quoi donc a pu ainsi rompre ta bulle&nbsp;? Qui, peut-être&nbsp;? Discrètement, je te regarde, t’observe.. Ton apparente nervosité parasite cette douceur qui, pourtant, semble émaner de toi. Plus je te vois, plus je suis intrigué, plus l’envie d’intervenir se fait sentir&nbsp;: comment te faire retrouver ta bulle&nbsp;? Mais, je le sais, je ne fais pas partie de ton univers, je ne suis qu’un inconnu parmi des milliards sur cette petite planète.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un mouvement d’humeur pourtant anodin qui me fait me lever et me diriger vers toi. Plus je m’approche, plus je te vois fébrile, comme agacée par je ne sais quel tracas. Alors que j’arrive à quelques pas de toi, tu me fixes d’un regard à la fois surpris et méfiant. Oh, ce n’est pas à toi que j’en veux, mais à ce bout de banc libre à ta droite. Je te demande si je peux m’y assoir&nbsp;; apparemment oui&nbsp;; je m’y assieds donc. Mais, toujours interloquée, je sens que je te dois une explication..</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-101"></span></p>
<p style="text-align: justify;">– C’est un livre qui parle de quoi&nbsp;? dis-je en guise d’entrée en matière particulièrement “originale”...<br />
– De la Vie, de la Mort et des chemins qui vont et viennent de l’un à l’autre...<br />
– Vaste programme&nbsp;! Tu en es à quelle chapitre&nbsp;? Je crois en être à celui où le héros, en possession de son “trésor”, vient de monter à bord du bateau de la Vie et au moment où ce dernier appareille..<br />
– Alors tu ne connais pas encore le plus beau...<br />
– Je compte sur toi pour me le présenter..</p>
<p style="text-align: justify;">C’est alors un beau sourire qui s’affiche sur ton visage, comme si j’avais prononcé la formule magique.. D’ailleurs, tes yeux amandes sont devenus presque demi-lunes&nbsp;! Je ne sais ce qui retient le plus mon attention à ce moment là&nbsp;: l’éclat de tes yeux, la douceur de tes joues, le sourire sur tes lèvres ou tes mèches de cheveux trop courtes pour êtres attachées et qui caressent délicatement le haut de ton cou délicieusement dégagé. Ta peau légèrement hâlée semble être un doux mélange de soie et de satin et je ne peux retenir ma main qui vient effleurer ta joue du revers, doigt après doigt, pour descendre sur ton cou, alors que je plonge mes yeux dans les tiens... J’ai à peine le temps d’être surpris par la profondeur et l’intensité de ton regard car, presque immédiatement, je sens ta main passer autour de ma taille, comme la porte ouverte à tes lèvres..</p>
<p style="text-align: justify;">Je sens que tu retiens ton souffle autant que je sens ton cœur battre et je me sens moins seul dans mes émotions.. À mesure que je brule les étapes en prenant presque le chemin le plus court, de quelques légers frôlements, nos lèvres entrent finalement en contact, d’abord très délicat, puis de plus en plus marqué, mais sans précipitation.. Sur ce, tu te lèves et me tends la main.</p>
<p style="text-align: justify;">– On y va&nbsp;? me demandes-tu.</p>
<p style="text-align: justify;">Je prends ta main et nous voilà en route vers d’inconnus instants. Curieusement, c’est vers mon immeuble que tu m’emmènes. Quand je te le fais remarquer, ta réponse est un sourire presque malicieux, accompagné d’un bel éclat dans tes yeux.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme par enchantement, nous voici chez moi et c’est dans la pénombre des persiennes au soleil couchant que je découvre ta silhouette que je croyais pourtant avoir vue au jardin public.. C’est alors que tu t’approches face à moi, que tu poses tes avant-bras sur moi, tes mains de chaque côté de la base de mon cou. Tes gestes et ta voix sont d’une douceur toute particulière. Mais voici que tu me parles sur un ton plus solennel, c’est du moins l’impression que j’ai car, étrangement, c’est dans une autre langue que sortent tes mots. Pourtant, je ne suis ni surpris ni perdu, comme s’ils s’agissait d’une langue universelle, celle du cœur... Longuement tu me parles, sérieusement je t’écoute, presque religieusement tant les mots se font mélodie harmonieuse aux doux contrastes. Aux mots s’ajoute la gestuelle, il semble que ce soient des conseils que tu me dispenses, des conseils qui, manifestement, me “parlent”.. Apparemment, ton but semble être atteint&nbsp;: mon horizon s’éclaire, levant ainsi progressivement le voile sur cette route qui est la mienne.. Mais il se fait tard, je sens que tu fatigues, ça fait maintenant un long moment que tu m’expliques des tenants et des aboutissants dans ce langage si propre à la Vie&nbsp;! Comme tu t’endors debout dans mes bras, je t’emmène plonger dans un sommeil réparateur sous la chaleur protectrice de ma couette et je m’allonge à tes côtés, tel un veilleur discret. Mais je ne rate rien de ce splendide spectacle que tu m’offres&nbsp;: à mesure que tu plonges loin vers tes songes, ton visage se détend et, alors que tu saisis mon bras pour tu t’y enrouler, c’est un sourire satisfait qui illumine ton visage. Avant de fermer les yeux et de plonger à mon tour dans le grand bain de la nuit, je glisse quelques baisers sur ta joue, ton cou, ta nuque.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu après, j’ouvre les yeux, je regarde autour de moi et, à part moi dedans, le lit est vide, tu n’es pas à mes côtés. Ta place est d’ailleurs froide et ton délicieux parfum ne flotte pas dans l’air de la chambre.. Je me lève et le réveil, cet animal sans cœur, me dit froidement que nous sommes le matin. Je te cherche toujours du regard, dans toutes les pièces de l’appartement, sans te trouver et, à mesure que les questions me viennent à l’esprit, je vois ton livre, là sur la table basse du séjour... Pourtant, je suis sûr de t’avoir bien croisée, j’ai bien senti ta présence toute proche&nbsp;! Mais l’appartement est bien fermé à clé de l’intérieur et la sécurité de la porte est bien engagée... L’Alchimiste, décidément, fait encore des siennes...</p>

<a href="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-06-10_IMG_2641_Angers_la_Jardin_du_Mail_nicolasullern-net.jpg" rel="lightbox[post-101]" target="_self" title="Angers, la Jardin du Mail"><img width="410" height="307" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-06-10_IMG_2641_Angers_la_Jardin_du_Mail_nicolasullern-net-410x307.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Angers, la Jardin du Mail" /></a>
<a href="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-06-10_IMG_2643_Angers_la_Jardin_du_Mail_nicolasullern-net.jpg" rel="lightbox[post-101]" target="_self" title="Angers, la Jardin du Mail"><img width="410" height="307" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-06-10_IMG_2643_Angers_la_Jardin_du_Mail_nicolasullern-net-410x307.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Angers, la Jardin du Mail" /></a>

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<p>Voilivoilou <img src='https://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/icons/icon_wink.png' alt=';)' width='15' height='15' class='wp-smiley' />...</p>
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		<title>Et soudain, l’arc-en-ciel des roses devint noir...</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2008 05:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Dans un autre monde, dans une autre vie, quand l’apprentissage n’était pas encore ce qu’il est devenu.. C’est l’histoire d’une méprise rendue évidente par une sombre bourde, ou lorsque les sentiments s’expriment plus que maladroitement, mal tout court&#160;! Il était une fois un jeune homme au cœur d’artichaut qui, dans sa région natale, rencontrait une [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-full wp-image-1952 aligncenter" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2008-01-31_L-Arc-en-ciel_des_Roses_devint_Noir_nicolasullern-net.jpg" alt="L'Arc-en-ciel des Roses devint Noir" width="450" height="500" data-id="1952" /></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-512 lettrine" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/Lettrine_Perso_01.png" alt="Lettrine_Perso_01" width="34 lettrine" height="44 lettrine" />Dans un autre monde, dans une autre vie, quand l’apprentissage n’était pas encore ce qu’il est devenu.. C’est l’histoire d’une méprise rendue évidente par une sombre bourde, ou lorsque les sentiments s’expriment plus que maladroitement, mal tout court&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">Il était une fois un jeune homme au cœur d’artichaut qui, dans sa région natale, rencontrait une jeune belle inaccessible, aussi native de l’endroit. Inaccessible, sur l’instant, il ne le savait pas encore. À leur première rencontre, il ne vit qu’un regard lumineux éclairer un joli visage avant d’entendre une douce voix. Sous le charme, il décidait les semaines suivantes de tenter de percer ce qui s’annonçait fort comme un mystère, une sorte de “tu me crois là, je suis ici”, exprimé par un désaccord sensible entre ce qui transpirait de la belle et ce que lui voyait et entendait.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-94"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Au fil du temps et de leurs conquêtes respectives chacun de leur côté, un petit “truc” semblait ne pas s’éteindre, petit morceau d’attirance (à moins que ce ne fût autre chose), mais toujours teinté de ce désaccord mélodique. Malgré tout, il fut conquis pas sa personnalité, son regard sur la vie, sa façon clairvoyante de considérer les personnes et les faits, ses capacités d’analyses et de réflexions. Il apprit beaucoup d’elle sur ces sujets de fond au point, parfois, de constater qu’elle agissait comme lui ne faisait pas. Un jour, même, ne manqua pas de le marquer mais, si je vais par là, je m’éloigne du sujet...</p>
<p style="text-align: justify;">Puis leurs vies respectives les séparèrent quelques années et, à la faveur d’une étrange coïncidence professionnelle, ils se recroisèrent dans une ville plutôt éloignée de leurs “aires de jeux” favorites, comme en terrain neutre. Mais, alors que ce décor inhabituel aurait pu être propice à une nouvelle “rencontre”, de nouvelle bases pour leurs échanges, il n’en fut rien&nbsp;! Ce qui jamais ne les avait quitté les accompagnait encore&nbsp;: le désaccord.. Elle était sur une gamme de Mi majeur, lui était plutôt vers un Do mineur. En musique, ça donne des richesses mélodiques, en relations humaines c’est beaucoup plus relatif..</p>
<h4>L’impensable et le vase qui se brise</h4>
<p style="text-align: justify;">C’est à la suite de ça que vint l’impensable méprise, douce erreur aux conséquences funestes. Dans son emportement à vouloir fêter ces retrouvailles, il eut un geste malheureux car ... elle n’était pas seule&nbsp;! Pourquoi l’avait-il oublié&nbsp;? Il ne l’avait pas oublié, il savait que la belle avait elle aussi une vie et il ne souhaitait pas convoiter une quelconque place qu’il n’aurait de toutes façons jamais eue. Il savait que si, peut-être, il avait eu l’ombre d’une chance, cette chance s’était évaporée depuis des années déjà.. Non, il voulait juste dire «&nbsp;je t’aime&nbsp;» à une amie, pas comme on le ferait à une éventuelle nouvelle conquête. Et il n’avait surtout pas prévu que son homme serait là le jour de la réception du bouquet...</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, notre beau jeune homme avait fait parvenir à la belle un joli bouquet de roses multicolores par le biais d’une boutique bien connue dans le pays.. Funeste geste, vous disais-je... Si, si. Sur l’instant, il n’en sut rien, la belle préféra garder le silence, conserver pour elle ce qu’il découvra quelques semaines plus tard en tentant de la contacter. Elle ne lui dit qu’une chose, la triste vérité quant à son geste et ses conséquences. Ce fut court, deux phrases tout au plus, d’ordre général sans les détails, mais explicites&nbsp;: oui son homme était là ce jour là et oui elle a passé un sale quart-d’heure&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, ce qui était déjà frêle dans leur relation finit par se briser. Il devenait clair que plus jamais elle ne le regarderait de la même manière, plus jamais elle ne lui offrirait son petit côté sincère et presque naïf, plus jamais elle ne lui offrirait non-plus la même complicité. Sur l’instant, notre jeune homme s’est retrouvé entre colère et fatalisme. Fatalisme car, après tout, comment revenir sur un méfait pareil et la très probable perte d’une amie qui lui était chère&nbsp;? Colère, surtout, car pourquoi ne lui a-t-elle rien dit, pourquoi n’a-t-elle pas osé le rabrouer pour ces fleurs finalement assassines&nbsp;? S’est-elle au moins défendue face à son homme en envoyant ce qui n’était que la vraie vérité, que ce bouquet ne venait que d’un ami, en se permettant, pourquoi pas, d’ajouter le fait que cet ami était un doux rêveur à la fois fleur-bleue et un peu fou aux gestes sans grande importance, d’ailleurs courants pour lui à cette époque, un garçon donc particulièrement pas “dangereux”&nbsp;? A-t-elle insisté face à son homme sur le fait que ce doux “petit prince” n’était pas du tout celui qu’elle recherchait, le genre avec qui elle souhaitait construire une vie, car, si cela avait été le cas, elle se serait évadée sur la Lune en sa compagnie depuis longtemps&nbsp;? Peut-être n’a-t-elle tout simplement pas osé, eu le temps ou la présence d’esprit d’imaginer et d’exprimer ce qui aurait pu, dans le fond, être crédible.. Peut-être aussi que l’emportement de son homme a été tel qu’elle n’a même pas pu en placer une&nbsp;! Finalement, notre fleur-bleue n’eut de colère que contre sa propre bêtise...</p>
<h4>Épilogue</h4>
<p style="text-align: justify;">Ce que je sais de la suite de cette histoire, c’est qu’avec le temps la belle a manifestement repris du poil de la bête, qu’elle a eu un dernier coup d’accroc avec ce cœur d’artichaut quand lui-même voyait sa vie s’effondrer pour d’autres raisons peu après le début de notre millénaire, qu’elle est restée dans sa région d’origine et qu’elle a eu descendance quelques années après.. Ne me demandez ni avec qui ni même si son homme de l’époque est finalement resté, en recueillant son récit je ne me suis pas senti d’oser insister&nbsp;: il m’a semblé que quelques griffures avaient subsisté, à moins qu’elles ne soient des blessures venues s’ajouter à d’autres déjà très présentes par ailleurs...</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à notre cœur d’artichaut, après avoir reconstruit ce qu’il a eu à reconstruire, il n’a plus remis les pieds dans sa région natale et ne compte manifestement pas y retourner.. À l’écouter, j’ai senti qu’il y repassera peut-être un jour, si sa route l’envoie par là&nbsp;; cependant, il est des portes auxquelles il n’osera peut-être pas frapper.. Mais, s’il est clair qu’on ne l’y reprendra plus, il n’est pas devenu cœur de pierre pour autant, plutôt cœur de cuir, car l’expérience lui a appris qu’on ne s’exprime pas toujours impunément, qu’il faut très souvent réfléchir, surtout dès que ça touche aux sentiments, aux émotions, à l’intime.. Une autre leçon qu’il aura apprise de la belle..</p>
<p style="text-align: justify;">Voilivoilou <img src='https://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/icons/icon_wink.png' alt=';)' width='15' height='15' class='wp-smiley' />...</p>
<p class="mgrT2" style="text-align: justify;"><em>P.S.&nbsp;:</em> je sens qu’avec mes histoires je vais finir par me froisser avec de vrais gens, moi <img src='https://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/icons/icon_rolleyes.png' alt=':roll:' width='15' height='15' class='wp-smiley' />... Au moins, au travers de toutes sortes d’erreurs diverses et variées dont probablement au niveau du style, j’apprends à écrire et à raconter.. Et je les remercie d’être des sources d’inspiration <img src='https://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/icons/icon_jap.gif' alt=':jap:' width='20' height='20' class='wp-smiley' />..</p>
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		<title>Un si doux baiser...</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Dec 2007 04:51:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Photo extraite de la galerie ‟Villes” L’histoire prend place il y a bien longtemps déjà, dans une belle capitale de la francophonie, par une fin d’année quelque peu mouvementée, une période des plus agaçantes, mais au fond cocasse.. Par manque de transports en commun, me voici donc coincé dans cette belle cité, la Ville Lumière [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2005-09-20_IMG_1058_Mod_Angers_le_Pont_de_Verdun_de_nuit_nicolasullern-net.jpg" rel="lightbox[post-85]" title="Angers, le Pont de Verdun de nuit"><img class="aligncenter size-full wp-image-1908" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/2005-09-20_IMG_1058_Mod_Angers_le_Pont_de_Verdun_de_nuit_nicolasullern-net.jpg" alt="Angers, le Pont de Verdun de nuit" width="880" height="660" data-id="1908" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em><small>Photo extraite de la galerie ‟<a title="Villes" href="http://www.nicolasullern.net/autres-albums/villes/">Villes</a>”</small></em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-512 lettrine" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/Lettrine_Perso_01.png" alt="Lettrine_Perso_01" width="34 lettrine" height="44 lettrine" />L’histoire prend place il y a bien longtemps déjà, dans une belle capitale de la francophonie, par une fin d’année quelque peu mouvementée, une période des plus agaçantes, mais au fond cocasse..</p>
<p style="text-align: justify;">Par manque de transports en commun, me voici donc coincé dans cette belle cité, la Ville Lumière comme certains aiment à l’appeler, contraint de me faire héberger chez des proches et de sortir le vélo sous ce début d’hiver sans neige, pour continuer d’assister à mes cours de technique du son à l’autre bout de la ville..</p>
<h4>Surprise&nbsp;!</h4>
<p style="text-align: justify;">Quand un soir, en rentrant et alors que j’avais été prévenu de son arrivée en provenance d’une lointaine contrée par delà les mers et les terres, je vis une charmante jeune femme devant mes yeux surpris.. Immédiatement nous avons sympathisé puis commencé à nous raconter nos vies.. Dès le lendemain, nous sommes partis explorer les grandes avenue de la ville, en n’oubliant pas de passer par les endroits essentiels, de la “plus belle avenue du monde” à “l’Étoile sur la colline”, en passant par le musée de la Pyramide et ses galeries autant que par les Berges de la Rivière et la place du “Phallus antique à tête d’or”.. D’abord en journée, puis en soirée avec les illuminations de Noël, quitte à être très en retard pour rentrer.. Une belle jeune femme des étoiles plein les yeux, sous les arches en haut des champs illuminés, un spectacle humain beau et fascinant pour qui sait apprendre à y être sensible..</p>
<p style="text-align: justify;">Puis, j’ignore ce qui m’a pris.. Alors qu’on venait me chercher pour que je puisse retourner en famille dans une de ces belles banlieues pavillonnaires un peu excentrées de la région, me voici à demander s’il était possible qu’elle vienne avec nous passer quelques jours à la maison, que je puisse lui faire découvrir l’endroit, un des multiples visages de ce pays dans lequel elle venait à peine de poser le pied.. L’accord de principe étant obtenu, ne me restait plus qu’à lui proposer, ce qu’elle accepta..</p>
<p><span id="more-85"></span></p>
<h4>Un délicieux aimant ...</h4>
<p style="text-align: justify;">Tant est si bien qu’une fois arrivés nous avons continué nos discussion, nos bavardages, notre découverte réciproque, jusqu’à ne plus compter les heures de la nuit..... De fil en aiguilles et surtout gagnée par la fatigue, elle s’est progressivement allongée sur mon canapé-lit dans lequel elle allait bientôt dormir, comme une adorable enfant indique qu’elle a sommeil. Étant, moi, assis au sol à côté du canapé, nos têtes se sont retrouvées proches et mes yeux ont tout à coup croisé les siens, croisé comme ils ne l’avaient pas encore fait&nbsp;! Ce qui me poussait vers elle depuis le début me poussait de nouveau, plus près encore, cette fois jusqu’au contact..</p>
<p style="text-align: justify;">C’est alors que, comme dans un rêve, je me suis doucement approché d’elle, de son visage et, toujours les yeux dans les yeux, mes lèvres ont d’abord effleuré puis progressivement touché les siennes, pour un baiser doux, délicat, sucré comme une petite merveille rare et délicieuse, un baiser cependant tout en retenue mais finement raffiné, teinté et parfumé d’une légèreté et d&rsquo;une facilité presque irréelles, issues d’un autre monde.. Il n’a duré qu’un (trop) court instant (à mon gout) mais il était une vraie pointe d’émotions&nbsp;! Un éclair de lumière qui vous illumine les sens et vous réchauffe l’âme&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">Jamais il ne s’est passé quoi que ce soit d’autre entre nous à part quelques étreintes et embrassades autant amicales qu’agréables, je savais depuis le début qu’elle n’était pas venue là pour ce genre d’exercice.. Ce baiser est donc resté unique entre nous.. Elle a continué son séjour, je l’ai accompagnée plusieurs fois sur quelques lieux remarquables, notamment quelques châteaux célèbres de la région.. Et, bien évidemment, je lui ai fait découvrir le village dans lequel j’habitais, petit bout de campagne résidentielle, encore préservée à l’époque..</p>
<h4>... source de richesse</h4>
<p style="text-align: justify;">Les années qui ont suivi m’ont permis d’apprendre qu’on peut laisser son cœur battre pour qui il veut, qu’on peut nous accorder à nous même de laisser vivre des sentiments, même intenses, pour une ou plusieurs personnes sans que cela puisse se voir ou se sentir outre mesure.. C’est le principe de l’eau bouillante&nbsp;: si la marmite est trop étroite, le couvercle ne peut tenir la mise en pression&nbsp;; mais si l’espace est plus généreux, même le sifflet du couvercle ne se fait pas entendre.. Un exercice que j’ai mis quelques longues années à appréhender et que je ne maitrise pas encore idéalement.. Mais elle, cette Amie, je la remercie de m’avoir mis sur la voie de cette découverte et de cet apprentissage, aux étapes parfois difficiles à assimiler et à mettre en pratique.. Nul doute qu’elle se sera bien aperçue de ce dernier point.. La distance parfois aide à ne pas se faire chahuter par quelques remous..</p>
<p style="text-align: justify;">C’était la première fois que j’avais cette envie de faire découvrir mon “petit monde” à une personne, qui plus est une parfaite inconnue au départ.. Je n’ai que très peu revécu cette sensation depuis et pas avec autant d’intensité, encore moins avec une personne que je découvrais à peine. La vie, parfois, réserve des surprises.. Celle là en était une, une belle et une marquante&nbsp;! La suite de l’histoire nous continuons de l’écrire, sur un plan purement amical et au rythme de nos envies.....</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est certain, c’est que je garde précieusement dans mon cœur ce baiser, que nul ne pourra me retirer ce geste que, un jour, j’ai osé.. Il fait aussi partie de moi, de ma vie..</p>
<p>Voilivoilou <img src='https://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/icons/icon_wink.png' alt=';)' width='15' height='15' class='wp-smiley' />...</p>
<h5 class="mgrT2">Post-scriptum</h5>
<p style="text-align: justify;">Peut-être que quelques âmes me reprocheront de n’être pas assez précis, de ne nommer ni lieux ni personnes dans mes récits, mais c’est ainsi&nbsp;: c’est un choix pour ne heurter quiconque autant que pour laisser l’imagination de chacun s’approprier ces récits, car nul doute que tout le monde peut vivre ou avoir vécu des choses comme ça au moins une fois dans sa vie... Laissez la poésie agir, il n’est pas forcément besoin de précisions et de repères matériels ou temporels, même si ce “vide” peut parfois déconcerter.. Et puis, allez savoir si tout ici est vraiment vrai&nbsp;: il se peut que ça ne veuille pas forcément dire ce qui est écrit, les rêves aiment à nous le rappeler...</p>
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		<title>Mémoire d’une rencontre</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Nov 2007 02:35:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Personnel]]></category>
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		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Illustration © Roger Leloup – Tous droits réservés Voyage dans le passé, dans mon ancienne Vie.. Au cours d’une incursion au cœur d’une métropole britannique, par un beau et ensoleillé jour de Janvier, mon regard a croisé celui, un peu perdu, d’une jolie jeune femme aux yeux presque d’amande, au teint légèrement hâlé, à la [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/fondYokoPoky01_1024_yokotsuno-com.jpg" rel="lightbox[post-83]" title="Yoko et Poky"><img class="aligncenter size-full wp-image-1890" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/fondYokoPoky01_1024_yokotsuno-com.jpg" alt="Yoko et Poky" width="880" height="660" data-id="1890" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><small><em>Illustration © <a href="http://www.yokotsuno.com/" target="_blank">Roger Leloup</a> – Tous droits réservés</em></small></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-512 lettrine" src="http://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/Lettrine_Perso_01.png" alt="Lettrine_Perso_01" width="34 lettrine" height="44 lettrine" />Voyage dans le passé, dans mon ancienne Vie.. Au cours d’une incursion au cœur d’une métropole britannique, par un beau et ensoleillé jour de Janvier, mon regard a croisé celui, un peu perdu, d’une jolie jeune femme aux yeux presque d’amande, au teint légèrement hâlé, à la voix très douce.. Il s’est avéré qu’au fil de l’expédition, après avoir joué un peu au “chat” et à la “souris” durant la journée, elle s’est finalement approchée de moi, jusqu’à se blottir le soir dans mes bras en ne me laissant pas plus que ça le choix de refuser.. Ainsi naissait une relation plutôt intime..<br />
<span id="more-83"></span><br />
Ce que je ne soupçonnais pas à cet instant était la complexité de la suite, à sa demande être ensemble sans en avoir l’air, malgré quelques-uns de ses appels du pied particulièrement précis et assidus.. Un premier temps, mon intuition m’a fait reculer, puis je suis revenu, non sans avoir compris que cette relation avait des limites, que je n’étais que de passage dans sa vie, qu’une sorte de “soutien tampon”, notamment vu sa situation personnelle, mais qu’elle pouvait malgré tout m’apprendre beaucoup sur certains visages de la vie..</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, j’ai choisi de continuer, sachant que ça se terminerait un jour sans que je sache quand et prenant bien soin de refuser ce que je ne me savais pas prêt à accepter, de même que le déraisonnable en l’état de la relation.. Mais c’est à croire qu’elle couvait un certain désespoir, à penser qu’un petit bout de moi, si précieux puisse-t-il être, aurait pu changer sa vie, comme ça, sans préalable.. D’autant qu’elle avait déjà vécu quelque chose comme ça ainsi que les conséquences.. Mais que peut la raison quand le cœur et le corps s’en mêlent&nbsp;? La fuite en avant prend là tout son sens et tout semble alors trop long dans le temps... En fait, il s’agissait là de réelles blessures profondes, de tiraillements aigus que je ne pouvais à l’époque soigner tant ma “carrure” ne pesait pas bien lourd et mon édifice était lui-même particulièrement bancal&nbsp;: je finissais à peine mes études et je n’avais pas encore de vrai “chez moi”..</p>
<p style="text-align: justify;">J’ignore ce qu’elle est devenue.. A-t-elle exploité sa grande capacité de résistance et de rebond&nbsp;? Seuls ses proches le savent.. Mais me souvenant bien d’elle, de sa personnalité, de ses envies, je conserverai toujours une interrogation sur son geste si empressé cette nuit de Juillet, autant qu’un doute sur ce qu’elle m’a dit en ce jour final de Septembre... Cependant, connaissant mes intuitions et ma façon habituelle de les interpréter, je pense que dans la vraie réalité il n’a pas dû se passer quoi que ce soit d’extraordinaire entre Mars et Mai de l’année suivante, ou alors ça ne venait pas de moi.. Je doute qu’un jour j’aie une quelconque réponse à ma question. Mais si un jour j’ai cette réponse, elle sera la bienvenue, quelle qu’elle soit..</p>
<p style="text-align: justify;">Entre temps, j’ai effectivement pas mal appris à son contact, j’étais en quelque sorte un amant doublé d’un élève observateur et une chanson nous est restée, que je me permettais parfois de fredonner en la serrant dans mes bras&nbsp;: «&nbsp;<a title="«&nbsp;Vulnerable&nbsp;»" href="http://www.youtube.com/watch?v=M5ObcR4sIes" target="_blank" rel="lightbox-video-0">Vulnerable</a>&nbsp;» de <a href="http://www.roxette.se/" target="_blank">Roxette</a>... Une bien belle rencontre...</p>
<p>Voilivoilou <img src='https://www.nicolasullern.net/wp-content/uploads/icons/icon_wink.png' alt=';)' width='15' height='15' class='wp-smiley' />...</p>
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